Né à Genève et installé dans le canton de Vaud, Baptiste Naito publie à 32 ans son premier roman. Son narrateur a 21 ans; il a perdu son frère l’année précédente. Au début du roman, il quitte Genève et ses parents souvent absents pour vivre à Lausanne. Il a l’âge d’être adulte, mais doit encore le devenir. Sa fuite prend dès lors les allures d’un périple initiatique, intérieur et extérieur. L’écriture est distanciée, blanche, mais pas sèche; elle est hypersensible, à l’image du héros, qui capte tous les détails, qui inventorie, comme pour canaliser sa propre inquiétude.
(Elisabeth Vust, «Viceversa littérature» n. 8, 2014)