Dans Gloria, Pascale Kramer creuse un sillon douloureux de paroles dans l’existence solitaire de Michel. Licencié du centre d’accueil où il s’occupait avec trop d’implication émotionnelle de jeunes femmes et d’enfants, il reçoit l’appel d’une de ses anciennes protégées et essaie encore une fois, désespérément, de la «sauver»; mais le trouble des rapports humains le rattrape. Un roman sombre, glutineux, qui pose une question déchirante: «À quoi se mesure la normalité des vies?».
(Pierre Lepori, «Viceversa littérature» n. 8, 2014)