Troisième roman David Bosc, La Claire Fontaine fait le point sur l’exil de Gustave Courbet à La Tour-de-Peilz, où le peintre passa les quatre dernières années de sa vie. En déployant une langue limpide et exacte, l’auteur jette une nouvelle lumière sur l’épisode jugé secondaire de la vie du peintre. Partant, le livre fait le portrait d’un homme s’adonnant tout entier à l’exercice de la liberté, échappant à l’emprise de la politique. Ce roman particulièrement maîtrisé a figuré dans la première sélection du Prix Goncourt 2013 et a reçu le Prix suisse de littérature 2014. Des distinctions méritées pour l’auteur français établi à Lausanne.
(Elisabeth Jobin in «Viceversa littérature» n. 8, 2014)