Le Blues des vocations éphémères

sur Le Blues des vocations éphémères d’Alain Bagnoud

Le Valaisan Alain Bagnoud clôt avec Le Blues des vocations éphémères une trilogie d’autofiction qui revient sur une série de commencements. Après l’entrée d’un enfant de sept ans dans l’âge de raison (La Leçon de choses en un jour, L’Aire, 2006) et les multiples initiations d’un adolescent de quatorze ans (Le Jour du dragon, L’Aire, 2008), le romancier transpose ici une journée particulière de son alter ego de vingt et un ans. Celui-ci a quitté son village valaisan natal pour étudier à Genève. Dans la ville du bout du lac, ses rêves sont confrontés à la rude épreuve de la réalité et ses certitudes ébranlées, notamment lorsque son ami d’enfance lui révèle son homosexualité. Des bancs de l’université le matin au bal du village en Valais le soir, le récit nous immerge dans les années 1980 et dans la tête d’un jeune homme, habité par les désirs parfois antagonistes d’émancipation et d’appartenance à son milieu d’origine. Dans un style alerte et introspectif, un brin trop explicatif parfois, Alain Bagnoud revient surtout sur l’émergence de sa vocation d’écrivain.

(Elisabeth Vust, Viceversa Littérature 5, 2011)

En savoir plus sur Le Blues des vocations éphémères