En 2011, Jérémie Gindre a bénéficié d’une résidence à Genève aux Centres de Sciences affectives et de Neurosciences. De ce séjour, il a tiré les cinq nouvelles ici présentées, chacune étant inspirée par une des recherches autour du cerveau. Cela dit, aucune opacité ni jargon n’alourdit ces récits, fluides et vivifiants. En quelques mots, on est plongé dans des situations que l’on vit pour ainsi dire de l’intérieur. L’écrivain trentenaire nourrit son écriture de ce qu’il appelle «l’extra-quotidien», moments où le présent déborde l’habituel et engendre des gestes et des comportements inconnus.
(Elisabeth Vust, «Viceversa littérature» n. 8, 2014)