Les nouvelles du recueil de Bernard Comment, Tout passe, entrent dans un jeu subtil de résonances. Tout en évoluant de manière indépendante les unes des autres, elles se font écho et esquissent plusieurs trajectoires de vie en parallèle. Les personnages, tous d’un certain âge, considèrent leur propre passé, dont seules quelques images fortes émergent de la répétition. Confrontés à la mort, beaucoup d’entre eux refusent les liens de filiation qui les unissent à leurs parents et à leurs enfants. D’apparence sobre, Tout passe est un ouvrage à la construction très fine, qui tisse des ramifications en profondeur. Il a reçu en 2011 le Prix Goncourt de la Nouvelle. (mr)