«Pfützen schreien so laut ihr Licht»

Par : Friedrich Glauser

A 70 années de la mort de Glauser, deux volumes de textes inédits viennent jeter une nouvelle lumière sur la jeunesse de l'écrivain. En 1917, en effet Glauser faisait ses débuts littéraires en qualité de poètes. A 21 ans, il était des légendaires soirées du Cabaret Voltaire, en compagnie de Hugo Ball et Tristan Tzara. Une année plus tard, il était mis sous tutelle pour de petits délits et en raison de sa toxicomanie. Glauser a essayé de se libérer de ce corset par la poésie, mais ses vers d'obédience expressionniste restent bien moins convaincants que sa prose à venir. Plusieurs amis voulurent l'aider pendant cette période, parmi lesquels son amante Elisabeth von Ruckteschell. Leur correspondance raconte sans fard, avec la plus grande authenticité, les désarrois de cette période, qui poussent en même temps Glauser à mentir à son amie par nécessité.

«Pfützen schreien so laut ihr Licht»