Im Schaufenster im Frühling

Par : Melinda Nadj Abonji

Après avoir présenté des écritures conçues pour la performance dans nos pages d'avril 2005, Beat Mazenauer y revient avec Im Schaufenster im Frühling de Melinda Nadj Abonji. Or l'accueil obtenu par ce texte à Klagenfurt en 2004 dans le cadre du prestigieux Prix Ingeborg-Bachmann montrent combien ce type de littérature est encore mal accepté. En récitant - et non pas en lisant - un extrait de ce texte (son premier livre), l'auteure a surtout récolté une l'incompréhension, partiellement exprimée par un vote que Beat Mazenauer qualifie de haineux, ce dont il s'étonne: car Melinda Nadj Abonji parvient à transformer la langue en son d'une manière quasiment exemplaire, sans renoncer pour autant à raconter librement une histoire dont l'essentiel se joue souterrainement.

Im Schaufenster im Frühling le séduit par le soin et la conscience avec laquelle Melinda Nadj Abonji en a travaillé la prose. De son côté, Andreas Heusser parle pour la Wochenzeitung d'une dramaturgie raffinée, où la souffrance et les émotions sont donnés à lire sans jamais entrer dans leur évocation ou leur description, et où l'auteure invente une langue qui correspond à l'incapacité des personnages de s'exprimer.

Im Schaufenster im Frühling