La carta delle arance

Par : Pietro De Marchi

C’est un inventaire de la matière première du poète qui s’ouvre à nous dans La carta delle arance (« Le papier des oranges ») de Pietro De Marchi : un orchestre de voix qui en constituent l’essence et la forme à la fois. Les voix de connaissances, de personnes chères, de souvenirs, les voix et les images que nous offrent la vie quotidienne et la littérature permettent de peindre le monde par une poésie qui, à son tour, le recrée. S’y entremêlent différentes perspectives visant à dire la vérité de l’existence, des regards qui cueillent la vie et la racontent en la transformant. C’est justement pour éviter d’être vaincu par son destin –la mort – que la vie doit être écrite, et, avec elle, tous les éléments –heureux et douloureux – qui la composent. Dire la vérité devient ainsi une manière de ne pas perdre sa trace, en permettant de continuer à vivre à ceux qui l’ont perdue et à ceux qui devront encore s’en aller. (cj, trad. rw)

La carta delle arance

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