Stehle
Par : Andreas Münzner
- Liebeskind, München, 2008
Les immeubles où l'on vit en communauté constituent des biotopes où les névroses prospèrent. Notamment quand un type comme Stehle s'y installe, sans bagages, comme il arrive dans le livre éponyme d'Andreas Münzner. Stehle ne possède rien, et personne ne s'en étonne: "Être ouvert, et ne pas coller d'étiquettes aux gens", telle est ici la devise. Pourtant l'ouverture a ses limites: bientôt, la communauté se disloque.
Andreas Münzner fait de son Stehle une sorte de roi des vagabonds, qui questionne aussi le lecteur; car d'un côté, l'on saurait taire que ce personnage énerve; de l'autre, il est libre et sans attache, comme souvent nous voudrions nous même parvenir à l'être. Andreas Münzner questionne magnifiquement ce dilemme. Contre Stehle, aucun remède n'est connu à ce jour…