Toutes les familles heureuses se ressemblent, écrivait Tolstoï. Mais la famille de Max, le narrateur, a tout de même une façon bien à elle d’être heureuse. Le père de famille est un homme à la routine et à la conviction bien établies. Lorsque sa femme part vivre à Paris pour raisons professionnelles, il se retrouve seul face à lui-même, sédentaire dans une petite ville de province. Cette ville – jamais nommée – est le portrait craché d’Olten, un reflet à la fois tendre et critique. Son bar le Sevilla est inspiré du bar le Galicia et Max, le barman qui écrit, est très clairement l’alter ego d’Alex Capus, écrivain et tenancier de bar. Ses façons de traiter ses amis et ses ennemis, d’organiser un jeu du Toro dans son bar ou ses réflexions mi- sauvages, mi-sentimentales sur sa femme, sa vie et le monde – il n’y a là peut-être pas la matière pour un grand roman, mais c’est assurément un petit livre tendre et plein d’humour. (Flroian Bissig in Viceversa Littérature 11, 2017)