Afin de rendre compte de son travail de correspondant local à la Tribune de Genève, Thierry Mertenat entrelace écriture journalistique et écriture diaristique . «Nez au vent, bouche ouverte», il se démultiplie entre l’hôtel de police, les casernes de pompiers, les permanences médicales, les maisons de retraite et la morgue pour couvrir l’événement, «faisant commerce d’insolite dégriffé, d’imprévu au rabais, de fantaisie pour tous». À la fois enquêteur par goût de comprendre et légèrement voyeur comme vous et moi, il donne grandeur et dignité à «des gens de peu, des gens de rien», dont il retient un petit éclat de l’existence obscure dans les colonnes des brèves et les pieds de page. (Anne-Lise Delacrétaz dans Viceversa 14, 2020)