Il se dégage souvent des récits ayant pour cadre de petites villes suisses précisément ce qu’ils veulent dénoncer : une odeur de renfermé. Pas dans le premier roman d’Ariane Koch. Un invité dans une trop grande maison d’une trop petite ville devient un fardeau – ou est présenté comme tel, car son hôtesse déverse avec délectation toutes les sortes de désagréments qu’elle ressent. S’ensuit une fugue glaçante pleine d’idées sournoises sur l’hospitalité, les désirs refoulés, les assertions mensongères et exagérées. Le style et l’ambiance donnent l’impression que l’intrigue se passe dans une étrange boule à neige, créée peut-être par Tim Burton. Tout simplement génial. (Tobias Lambrecht dans Viceversa Littérature 16, traduit par Claudine Gaetzi)