Dans ses nouveaux poèmes, le valaisan Rolf Hermann a renoncé à la prose anecdotique de ses premières œuvres au profit du collage, qui organise images, signes et signaux en de nouveaux motifs. Le leitmotiv: la neige, paisible tapis ou rugissement tourbillonnant du blizzard. Les perspectives lyriques se multiplient, des ruptures brutales, des arêtes vives et des plans inclinés viennent s'intercaler, des trompe l’œil apparaissent. Sous cette forme rythmique, relâchée et dépourvue de toute ponctuation, la «cartographie de la neige» joue avec l'étonnement et le bruissement, avec les citations et les insertions, avec la blancheur réconfortante de la neige. Il faut faire preuve de patience et d'intuition pour trouver un sens à ces vers. (bm, trad. mm)