Parricides, c’est ainsi que s’intitule la dernière publication de Sabine Dormond. Ce titre sombre qui porte à penser à un scénario noir ne révèlera son sens qu’à la fin du récit. C’est avec finesse que l’auteure tisse l’histoire des personnages sur une toile fortement teintée de symbolique, où les jeux de mots et autres procédés stylistiques défient constamment le lecteur. Les symboles parcourant l’entier du texte mettent sur pied une histoire où le rapport complexe aux géniteurs dans un contexte d’abandon, thématique centrale, vacille entre les tourments anxieux de la mère et le décalage social du fils surdoué n’ayant jamais connu son père. Et tout ceci vient se dessiner dans le cadre d’un jeu : les échecs. (Festa Camaj)