Dans son premier recueil, Gianna Olinda Cadonau, Engadinoise d’origine indienne, présente une diversité de poèmes, qui parlent notamment du vent, des fées, des étoiles et de la maternité. Un livre bilingue, en vallader et en allemand, où le «je» lyrique se met en quête de ses racines. Ainsi, dans «Mon nom est un pays», on peut lire «Je suis l’une et l’autre» / «Eu sun quista e l’otra». Une quête qui s’accomplit souvent en dialogue avec un «tu». Le titre du recueil révèle un autre leitmotiv, concernant les espaces intermédiaires et les frontières fluctuantes, telles celles de la dernière heure de la nuit. Une heure de la profondeur, du rêve et de la poésie. Le recueil est complété d’une postface de l’éditrice Mevina Puorger. (Valeria Martina Badilatti in Viceversa 11, 2017)