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Una specie di canto

sur Una specie di canto d’Alessandro Martini

Avec ce recueil, Martini poursuit et conclut le parcours de cette poésie de vie, si personnelle, qui dans les «Primi biografemi», proposées en ouverture, évoque le «temps humain» de l’enfance et la rencontre – dans les deux sections aux titres hagiographiques, Ave Maria et Nel nome del padre – avec les figures archétypiques de la mère et du père, «il Plinio», à propos duquel il confesse: «reprisant quelque trou, quelque lambeau de son sac, j’ai vidé aussi mon pauvre être, j’ai atteint mes limbes». Des trajets et des noms, et surtout des lectures, émergent des «Altri biografemi», en des vers offerts «comme noix et châtaignes», dans lesquels la vie intellectuelle, l’érudition, les citations et les expressions en italique, ironiques, laissent place à une question liminaire, comme si la vie «n’était pas ou n’était pas la mienne». Une poésie de la maturité qui observe, à nouveau mais avec un regard neuf, au «Passato presente» (passé présent), comme le dit le titre de la dernière section. (Joel F. Vaucher-de-la-Croix dans Viceversa 14, 2020. Traduction Claudine Gaetzi)

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