Dans Ungerufen, volume composé de six parties, Rudolf Bussmann a réuni une centaine de poèmes présentant une grande diversité de formes poétiques. L’auteur s’implique totalement dans les images qui surgissent inopinément et qui l’accompagnent. Dans le calme ne lui parvient que l’écho feutré des bruits quotidiens. Les poèmes ont en commun un mouvement lyrique qui, subliminalement, traduit toujours une légère mélancolie. Rébellion et humilité s’annulent mutuellement. Le poète s’en tient, comme il le dit une fois, à tout ce qui s’effrite quand il le touche. (Beat Mazenauer dans Viceversa 14, 2020. Traduction Claudine Gaetzi)